Publié le 15/09/2021 • Par Hélène Huteau • dans : A la Une Education et Vie scolaire, Actu expert Education et Vie scolaire, France

La totalité des frais de scolarité, de la maternelle à l’université devraient être couverts par l’État au nom de l’égalité et de l’ambition éducative, selon l’ex-coprésident de la FCPE. Son collectif lance une pétition ce jeudi 16 septembre, en ligne et devant des écoles

Les frais de scolarité et la gratuité de l’accès à l’éducation seront-ils aux programmes des candidats à la présidentielle ? C’est l’objectif de Rodrigo Arenas, ex-coprésident de la FCPE (Fédération des conseils de parents d’élèves). Avec un collectif de lycéens, d’étudiants de parents et grands parents, il lance une pétition pour la gratuité des frais scolaires au sens large, de la maternelle à l’université, comprenant la cantine, les fournitures, les sorties et voyages scolaires et jusqu’aux transports publics. Elle sera publiée en ligne à partir du 16 septembre ainsi que devant certaines écoles où le militant a des soutiens (à Paris 10ème, Poitiers, Marseille…).

Arguant du principe d’égalité et de solidarité – cher à la FCPE, qu’il n’a cependant pas sollicitée en tant que fédération-  ce cadre de la fonction publique appelle à une ambition nationale plus élevée pour l’éducation, dénonçant les inégalités géographiques et temporelles liées aux mandats locaux des politiques locales. « On ne peut pas organiser une république « féodale » dans laquelle on choisit sa ville en fonction des aides octroyées aux enfants ! », résume-t-il.  En Ile-de-France, la Région prend en charge l’achat d’ordinateur pour les lycéens, par exemple, mais ailleurs ? En Occitanie, les transports sont pris en charge sauf pour ceux dont l’intercommunalité en a la compétence.

La cantine profite moins aux CSP inférieures

L’attaché du Département de Seine-Saint-Denis met en avant le modèle finlandais et suédois de gratuité totale, fondé sur la redistribution de l’impôt national et son efficacité sur la réussite scolaire. Il y oppose l’inefficacité du système français où « l’on choisit ses pauvres selon le mandat » avec le quotient familial. Pour la cantine, notamment, ce système de péréquation montre ses limites. Selon une étude du Comité national d’action laïque (CNAL) 40 % des CSP (catégories socio-professionnelles) inférieures ne fréquentent pas la cantine contre 16 % des CSP supérieures. Une autre enquête du CNAL, montrait, en 2019, que les frais scolaires mettent en difficulté un quart des parents d’élèves au primaire et huit parents sur dix en collège et lycée. Les études supérieures sont une source d’angoisse avec seulement quatre répondants sur dix qui avaient commencé à épargner. La France n’est pas bien placée parmi le groupe des pays de l’OCDE avec 7,5 % de son PIB consacrés à l’éducation contre 9,8 % en moyenne pour ces pays.

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