Le logement est pour moi un combat essentiel, parce qu’il conditionne presque tout le reste : la santé, la réussite des enfants, la possibilité de vieillir dignement, de construire une famille ou simplement de vivre sereinement.
À Paris, se loger est devenu trop souvent un privilège. Je me bats pour que notre ville reste accessible au plus grand nombre, aux familles populaires comme aux classes moyennes. Cela passe d’abord par des loyers réellement encadrés, avec des contrôles et des sanctions efficaces pour que l’encadrement ne soit pas seulement une règle sur le papier.
Mais avoir un toit ne suffit pas. Nous avons droit à des logements dignes. Je refuse que des locataires vivent avec des cafards, des punaises de lit, des souris, de l’humidité, des moisissures ou des lézardes inquiétantes. Un logement doit protéger du froid en hiver, mais désormais aussi des chaleurs extrêmes en été. Face au changement climatique, le confort thermique est devenu une question de santé publique et de justice sociale.
Je porte la même exigence pour les réhabilitations. Mon engagement aux côtés des locataires concernés par la réhabilitation de la Porte de Vanves en est une illustration très concrète. Rénover est indispensable, mais on ne réhabilite pas des immeubles en oubliant celles et ceux qui y vivent. Je suis aux côtés des habitants lorsqu’ils subissent pendant des mois le bruit, la poussière, les coupures, les nuisances ou lorsque les travaux bouleversent leur quotidien. Ils doivent être informés, écoutés et associés aux décisions. Et lorsque les travaux rendent la vie dans le logement trop difficile, des solutions de relogement adaptées doivent être proposées.
Mon combat est simple : faire du logement ce qu’il n’aurait jamais dû cesser d’être,un droit fondamental et non une marchandise. Pouvoir habiter dignement son quartier, y élever ses enfants et y vieillir ne devrait jamais dépendre de la taille de son portefeuille.
